Résultat premier trimestre apprentissage 2024

Résultat premier trimestre apprentissage 2024

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Un premier trimestre 2024 en hausse pour l'apprentissage

Les résultats du premier trimestre 2024 confirment la bonne santé de l'apprentissage en France. Avec près de 59 000 nouveaux contrats signés entre janvier et mars 2024, le dispositif affiche une progression de 11 % par rapport à la même période en 2023. Une tendance encourageante pour les acteurs de la formation professionnelle, même si le contexte économique et réglementaire invite à la prudence.

Les chiffres clés du trimestre

Sur la période janvier–mars 2024, les données publiées font ressortir plusieurs tendances notables :

  • +11 % de nouveaux contrats d'apprentissage signés par rapport au T1 2023
  • Les secteurs tertiaires — commerce, services, gestion — restent les plus représentés
  • L'enseignement supérieur (BTS, Bachelor, Master) concentre la majorité des nouveaux entrants
  • Les petites et moyennes entreprises demeurent les premiers employeurs d'apprentis

Ces chiffres s'inscrivent dans une dynamique longue : depuis la réforme de 2018, le nombre d'apprentis en France n'a cessé d'augmenter, passant de moins de 300 000 à plus d'un million en quelques années.

Un contexte qui invite à la vigilance

Malgré cette progression, le secteur de l'apprentissage fait face à des vents contraires qui pourraient peser sur les trimestres suivants.

La fin des aides exceptionnelles

L'aide de 6 000 euros versée aux employeurs de contrats de professionnalisation a été supprimée au 1er mai 2024, et une évolution similaire est attendue pour les contrats d'apprentissage. La disparition de ces incitations financières pourrait refroidir certains employeurs, notamment les TPE et PME.

La révision des NPEC

Les Niveaux de Prise en Charge (NPEC) fixés par France Compétences font l'objet d'une révision à la baisse prévue pour l'été 2024. Cette mesure, destinée à contenir la croissance des dépenses publiques liées à l'alternance, pourrait impacter l'équilibre financier de nombreux CFA.

Le contexte macroéconomique

Le ralentissement économique constaté dans plusieurs secteurs conduit certaines entreprises à réévaluer leurs plans de recrutement, y compris en alternance. Les CFA doivent anticiper un possible tassement des entrées pour le second semestre.

Quelles perspectives pour la suite de 2024 ?

Malgré les incertitudes, plusieurs facteurs plaident pour une résilience du secteur :

  • L'apprentissage reste un levier stratégique pour les entreprises souhaitant former leurs futurs collaborateurs
  • Les réformes de 2018 ont ancré l'alternance comme voie de formation de référence, y compris dans l'enseignement supérieur
  • La demande des jeunes pour des formations en alternance reste élevée

Il est cependant essentiel pour les CFA de surveiller de près les évolutions réglementaires et financières pour adapter rapidement leur offre et leur modèle économique.

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✅ À retenir

  • Le premier trimestre 2024 confirme la bonne dynamique de l'apprentissage en France avec près de 59 000 nouveaux contrats signés, soit une hausse de 11 % par rapport au T1 2023.
  • Les secteurs tertiaires (commerce, services, gestion) et l'enseignement supérieur (BTS, Bachelor, Master) concentrent la majorité des nouvelles entrées en apprentissage.
  • Les petites et moyennes entreprises restent les premiers recruteurs d'apprentis, témoignant de l'ancrage du dispositif dans le tissu économique local.
  • Malgré des chiffres positifs, le contexte économique et réglementaire invite à la prudence pour la suite de l'année 2024.
  • Ces résultats s'inscrivent dans une tendance longue de croissance de l'apprentissage en France depuis la réforme de 2018, renforçant le rôle des CFA dans la formation professionnelle.

Questions fréquentes

Quels sont les chiffres clés de l'apprentissage au premier trimestre 2024 ?

Le premier trimestre 2024 enregistre près de 59 000 nouveaux contrats d'apprentissage signés en France, soit une progression de 11 % par rapport à la même période en 2023. Les secteurs tertiaires et l'enseignement supérieur restent les plus dynamiques.

Quels secteurs ont le plus recruté en apprentissage au T1 2024 ?

Les secteurs tertiaires — commerce, services et gestion — représentent la majorité des nouveaux contrats. L'enseignement supérieur (BTS, Bachelor, Master) concentre également une part importante des entrées en apprentissage sur ce trimestre.

Pourquoi les PME sont-elles les premiers recruteurs d'apprentis en France ?

Les PME bénéficient d'aides financières spécifiques pour le recrutement d'apprentis et représentent le tissu économique dominant en France. Leur flexibilité et leur besoin de compétences opérationnelles les rendent particulièrement adaptées à l'accueil d'apprentis en situation professionnelle réelle.

Quel avenir pour l'apprentissage après un bon premier trimestre 2024 ?

Si les chiffres du T1 2024 sont encourageants, le contexte de maîtrise des dépenses publiques et les évolutions réglementaires à venir (révision des NPEC, fin de certaines aides) invitent à la prudence. Les acteurs de la formation devront s'adapter à un environnement en mutation.

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