L'Association Nationale des Apprentis de France (ANAF) représente les intérêts des 1 million d'apprentis français. En mars 2023, elle a remis au gouvernement un mémorandum ambitieux articulé autour de 24 propositions concrètes pour améliorer les conditions de formation, de vie et d'emploi des apprentis. Ce document est le fruit d'une consultation nationale auprès de milliers d'apprentis et de leurs employeurs.
Parmi les propositions phares, l'ANAF demande une revalorisation du statut de l'apprenti, notamment une meilleure couverture en matière de protection sociale, un accès simplifié au logement et des aides à la mobilité renforcées. L'association souligne que de nombreux apprentis renoncent à des formations éloignées de leur domicile faute de solutions d'hébergement accessibles.
Les propositions incluent un renforcement des contrôles de qualité dans les CFA, avec un label de qualité accessible à tous les organismes de formation. L'ANAF souhaite également que les apprentis disposent d'un droit de recours en cas de désaccord avec leur CFA ou leur employeur, et que des médiateurs spécialisés soient nommés dans chaque région.
Plusieurs propositions visent à améliorer les transitions vers l'emploi durable après l'obtention du diplôme. L'ANAF demande notamment que les années d'apprentissage soient pleinement comptabilisées pour le calcul des droits à la retraite, que les entreprises qui forment des apprentis bénéficient d'incitations fiscales supplémentaires et que les passerelles entre apprentissage et emploi salarié soient simplifiées.
L'association propose d'accélérer le développement de l'apprentissage dans la fonction publique, encore trop faiblement représenté. Des objectifs chiffrés et un accompagnement spécifique des administrations sont demandés pour atteindre les objectifs gouvernementaux d'insertion des jeunes dans le secteur public.
Le gouvernement a accueilli favorablement plusieurs de ces propositions, reconnaissant la légitimité de l'ANAF comme interlocuteur représentatif des apprentis. Certaines mesures ont d'ores et déjà été intégrées dans les discussions budgétaires et législatives pour la période 2023-2025. Les acteurs de la formation, dont les CFA, sont invités à s'emparer de ces orientations pour adapter leurs pratiques.
Pour les CFA qui souhaitent être à la pointe de la qualité de l'apprentissage, des solutions comme Filiz permettent de digitaliser et de simplifier la gestion administrative des contrats, contribuant ainsi à une meilleure expérience pour les apprentis et les entreprises partenaires.
Automatisez la gestion des contrats & facturation OPCO. Simple, rapide, conforme.
Réserver une démo →La question de la prise en compte des années d'apprentissage pour le calcul des droits à la retraite fait l'objet de discussions législatives. Actuellement, les périodes d'apprentissage sont partiellement comptabilisées selon les régimes. L'ANAF demande une prise en compte totale et uniforme, une réforme qui nécessite une évolution du code de la Sécurité sociale.
L'association a conduit une consultation nationale via des questionnaires en ligne et des réunions régionales auprès de milliers d'apprentis et de leurs employeurs. Les résultats ont été analysés et synthétisés en 24 propositions prioritaires, classées par thématiques et par degré d'urgence selon les remontées du terrain.
Oui, plusieurs propositions concernent directement les CFA : renforcement des contrôles qualité, mise en place de médiateurs, amélioration des conditions d'accueil et développement des outils numériques. Les CFA sont invités à anticiper ces évolutions pour maintenir leur attractivité et la qualité de leur offre de formation.