Le passeport de compétences est un service public numérique lancé le 22 juin 2026 par le ministère du Travail. Opéré par la Caisse des dépôts, il rassemble en un seul endroit les diplômes, certifications, formations et expériences d'une personne, à partir de données officielles. Pour les organismes qui certifient, il crée une nouvelle responsabilité sur la fiabilité de ces données.
Définition, fonctionnement, données à valeur probante et obligations pour les CFA (centres de formation d'apprentis) et organismes certificateurs, à jour de juin 2026.
Le passeport de compétences est un espace numérique personnel qui réunit les diplômes, certifications, formations, expériences professionnelles et engagements d'un actif. Les données sont collectées auprès des organismes qui les produisent, ce qui garantit leur authenticité. Le titulaire reste seul à décider de leur partage. Sa base légale figure à l'article L.6323-8 du Code du travail.
Le dispositif est porté par la Caisse des dépôts, pour le compte de l'État, et développé avec la DGEFP (délégation générale à l'emploi et à la formation professionnelle). Il prolonge le compte personnel de formation, dont il est l'extension logique côté valorisation des parcours.
Le principe n'est pas nouveau. Il est issu de l'accord national interprofessionnel de décembre 2003, inscrit dans la loi en 2014 en même temps que le CPF, puis renforcé par la loi du 5 septembre 2018. Cette loi a créé une obligation clé pour les organismes qui certifient, détaillée plus bas.
L'accès se fait depuis Mon Compte Formation, pour tout titulaire d'un CPF, dès 16 ans et dès 15 ans pour les apprentis. L'authentification passe par FranceConnect+. Le passeport est prérempli automatiquement avec les diplômes et les expériences professionnelles connues, puis actualisé chaque mois depuis juin 2026.
Le préremplissage s'appuie sur des sources officielles : les expériences proviennent des déclarations sociales des employeurs et des travailleurs indépendants, les formations et certifications des financeurs publics dont Mon Compte Formation, et des établissements qui délivrent des diplômes. Des open badges soutenus par l'État peuvent aussi être collectés. Ces données portent un badge vert. Le titulaire peut en ajouter d'autres, qui portent un badge bleu sans valeur probante.
L'obligation existe depuis la loi du 5 septembre 2018 : chaque organisme certificateur doit transmettre ses diplômés à la Caisse des dépôts. Concrètement, un organisme qui délivre une certification enregistrée au RNCP (répertoire national des certifications professionnelles) ou au RS (répertoire spécifique) déclare les titulaires de cette certification. Cette transmission, appelée accrochage certificateur, alimente directement leur passeport avec une donnée garantie.
Pour un CFA ou une école, cela veut dire que la qualité des données envoyées conditionne ce qui apparaît, badge vert, dans le passeport de ses apprenants. Une certification non déclarée ou mal renseignée n'apparaît pas comme garantie. La fiabilité de l'accrochage devient donc un point de contrôle à part entière.
Au-delà de l'obligation, le passeport sert l'insertion des apprenants. Un apprenti qui sort d'un CFA voit sa certification reconnue automatiquement, avec une valeur probante face aux recruteurs. C'est un argument concret pour les écoles, qui peuvent valoriser la traçabilité officielle des parcours qu'elles forment.
L'outil rapproche aussi les jeunes des entreprises en sécurisant l'information transmise au recrutement. Pour un organisme de formation, bien gérer ses données de certification devient un facteur de réputation autant qu'une conformité.
Le passeport repose sur quatre fonctionnalités clés. Mes CV est la première disponible. Les autres se déploient progressivement, et les données préchargées s'enrichissent au fil du temps. Le service reste en version bêta.
Filiz structure le suivi des apprenants et de leurs certifications, de l'inscription à l'obtention. Des données propres et à jour facilitent l'accrochage certificateur et limitent les écarts entre ce qui est délivré et ce qui remonte officiellement.
Cette rigueur sur les données s'inscrit dans la gestion quotidienne des écoles et CFA en apprentissage, où la fiabilité du dossier apprenant conditionne aussi bien le financement que la reconnaissance des parcours.
Automatisez la gestion des contrats & facturation OPCO. Simple, rapide, conforme.
Réserver une démoC'est un service public numérique lancé le 22 juin 2026, qui rassemble les diplômes, certifications, formations et expériences d'un actif à partir de données officielles. Opéré par la Caisse des dépôts, il permet notamment de générer un CV à valeur probante via le service Mes CV.
Tout titulaire d'un compte personnel de formation (CPF) peut y accéder depuis Mon Compte Formation, dès 16 ans, et dès 15 ans pour les apprentis. L'authentification se fait via FranceConnect+. Le titulaire est le seul à décider du partage de ses données.
Les données garanties sont préchargées par la Caisse des dépôts à partir de sources officielles, comme les déclarations sociales des employeurs ou les établissements qui délivrent des diplômes. Elles portent un badge vert et ont une valeur probante. Les données saisies par le titulaire portent un badge bleu, sans cette valeur.
Oui, et c'est une obligation légale depuis la loi du 5 septembre 2018. Un organisme qui délivre une certification enregistrée au RNCP ou au RS doit déclarer ses titulaires à la Caisse des dépôts, via l'accrochage certificateur. Ces données alimentent le passeport en donnée garantie. La qualité de cette transmission conditionne ce qui apparaît dans le passeport des apprenants.
Non. Le passeport ne remplace pas le compte personnel de formation, il le complète. Le CPF finance les formations, le passeport valorise et certifie les parcours. Les deux sont accessibles depuis la même plateforme, Mon Compte Formation.