Recruter un apprenti coûte à l'entreprise son salaire, de 27 % à 100 % du SMIC selon l'âge et l'année de contrat, des cotisations fortement réduites, et 750 € de participation pour les formations bac+3 et plus. En face, l'aide à l'embauche atteint jusqu'à 6 000 € et l'OPCO finance la formation.
Le salaire minimal est un pourcentage du SMIC, fixé par l'âge de l'apprenti et son année de contrat. Il va de 27 % pour un mineur en première année à 100 % à partir de 26 ans. Sur la base du SMIC au 1er juin 2026 (1 867,02 € brut), cela représente 504,10 € à 1 867,02 € brut par mois.
Dès 21 ans, le salaire minimum conventionnel de la branche s'applique s'il dépasse le pourcentage du SMIC (article D6222-26 du Code du travail). Le diplôme préparé n'a aucun effet sur le minimum légal. La grille complète par âge et par année figure dans notre barème du salaire en alternance.
Peu de cotisations pèsent réellement sur un contrat d'apprentissage. Côté salarié, la rémunération est exonérée de cotisations et de CSG-CRDS jusqu'à 50 % du SMIC. Côté employeur, la réduction générale de cotisations patronales annule la quasi-totalité des charges aux niveaux de salaire des apprentis.
Depuis le 1er mars 2025, la rémunération de l'apprenti est exonérée de cotisations salariales et de CSG-CRDS jusqu'à 50 % du SMIC, soit 933,51 € par mois. Seule la fraction au-delà de ce seuil est soumise à prélèvements. Pour la majorité des apprentis, le net égale donc le brut.
L'exonération patronale spécifique à l'apprentissage a été supprimée le 1er janvier 2019. Les employeurs appliquent depuis la réduction générale de cotisations patronales, maximale au niveau du SMIC et dégressive jusqu'à 1,6 SMIC. Aux niveaux de rémunération des apprentis, elle neutralise l'essentiel des charges : le coût chargé reste très proche du brut.
L'OPCO de l'entreprise finance la formation au niveau de prise en charge (NPEC) fixé pour chaque certification par France compétences. Dans la majorité des cas, l'entreprise ne supporte aucun frais pédagogique direct. Deux exceptions sont apparues depuis juillet 2025 : la participation de 750 € sur les hauts niveaux de diplôme, et le reste à charge éventuel au-delà du NPEC.
Second point de vigilance : si le prix de la formation dépasse le NPEC, certains CFA facturent le différentiel à l'entreprise. Ce reste à charge pédagogique se clarifie avant la signature de la convention de formation. Le mécanisme complet du financement est détaillé dans notre guide du NPEC apprentissage.
Le décret n° 2026-168 du 6 mars 2026 a reconduit l'aide à l'embauche pour les contrats conclus du 8 mars au 31 décembre 2026, avec des montants désormais modulés par l'effectif de l'entreprise et le niveau du diplôme préparé. L'aide est versée uniquement la première année du contrat.
Trois conditions encadrent le dispositif. Le contrat doit débuter avant le 1er janvier 2027. Les entreprises de 250 salariés et plus doivent respecter un quota d'alternants dans leur effectif et transmettre leur engagement à l'Agence de services et de paiement sous 8 mois. Enfin, l'aide est proratisée pour les contrats de moins d'un an. Le détail du dispositif figure dans notre analyse des aides à l'apprentissage 2026.
Prenons une PME de 40 salariés qui recrute un apprenti de 21 ans en première année de BTS (niveau 5). Son salaire minimal est de 53 % du SMIC, soit 989,52 € brut par mois et environ 11 874 € sur douze mois, avec des charges patronales quasi nulles à ce niveau.
L'aide de 4 500 € versée la première année ramène le coût salarial net autour de 7 400 € sur l'année, soit environ 615 € par mois. Aucun frais de formation ne s'ajoute pour un BTS : la participation de 750 € ne concerne que les diplômes bac+3 et plus. Ce calcul reste indicatif, la convention collective pouvant imposer un salaire supérieur.
Au-delà du salaire, deux postes se planifient. Le temps du maître d'apprentissage d'abord : l'encadrement, les points réguliers et le lien avec le CFA mobilisent plusieurs heures par mois. La gestion administrative ensuite : Cerfa, transmission à l'OPCO dans les 5 jours ouvrables, avenants et suivi des versements d'aides.
Une erreur de saisie coûte cher : un dossier rejeté par l'OPCO retarde la prise en charge et peut faire perdre le bénéfice de l'aide si les délais sont dépassés. La digitalisation du circuit entre l'entreprise, le CFA et l'OPCO élimine l'essentiel de ce risque, comme le permet la gestion des contrats côté entreprise avec Filiz.
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Réserver une démoLe salaire brut mensuel va de 504,10 € (mineur en première année) à 1 867,02 € (26 ans et plus), sur la base du SMIC au 1er juin 2026. Les cotisations patronales étant fortement réduites à ces niveaux de rémunération, le coût mensuel chargé reste proche du brut. L'aide à l'embauche, versée la première année, ramène le coût mensuel réel bien en dessous.
Oui, mais peu. L'exonération patronale spécifique à l'apprentissage a été supprimée en 2019. Les employeurs appliquent depuis la réduction générale de cotisations, qui annule la quasi-totalité des charges patronales aux niveaux de salaire des apprentis. Côté salarié, la rémunération est exonérée de cotisations et de CSG-CRDS jusqu'à 50 % du SMIC.
Dans la plupart des cas, oui : l'OPCO finance la formation au niveau de prise en charge (NPEC) fixé pour la certification. Deux exceptions existent. Les contrats préparant un diplôme bac+3 ou plus impliquent une participation employeur de 750 € depuis le 1er juillet 2025. Et si le coût du CFA dépasse le NPEC, certains établissements facturent le différentiel à l'entreprise : ce point se vérifie avant la signature de la convention de formation.
Pour les contrats conclus du 8 mars au 31 décembre 2026, l'aide va de 5 000 € (moins de 250 salariés, diplôme jusqu'au bac) à 750 € (250 salariés et plus, bac+3 à bac+5). Elle atteint 6 000 € pour un apprenti reconnu travailleur handicapé, quel que soit l'effectif. Les entreprises de 250 salariés et plus doivent en plus respecter un quota d'alternants dans leur effectif.
Non. Depuis 2023, l'aide (unique ou exceptionnelle) est versée uniquement au titre de la première année d'exécution du contrat. Le montant est proratisé pour un contrat de moins d'un an ou en cas de suspension sans rémunération. Le versement est mensuel et automatique après transmission du contrat à l'OPCO, sans dossier à déposer.