Combien touche un apprenti en 2026 ? C'est la question la plus posée par les responsables CFA, les maîtres d'apprentissage et les apprentis eux-mêmes dès la signature d'un contrat. La réponse dépend de trois variables : l'âge de l'apprenti, son année dans le cycle de formation et la convention collective applicable dans l'entreprise d'accueil. Cette page centralise la grille officielle à jour, la formule de calcul et les points de vigilance pour 2026.
Les montants ci-dessous sont calculés sur la base du SMIC brut mensuel en vigueur depuis le 1er janvier 2026 : 1 823,03 € (12,02 €/h), suite à la revalorisation de +1,18 % prévue par le décret n° 2025-1228 du 17 décembre 2025. Les pourcentages réglementaires ne changent pas, seul le montant en euros est à recalculer en cas de nouvelle revalorisation.
Le salaire d'un apprenti est fixé par décret. Il est exprimé en pourcentage du SMIC et varie selon deux critères cumulatifs : l'âge de l'apprenti au premier jour d'exécution du contrat et l'année d'exécution du contrat (et non l'année civile).
* Pour les 21-25 ans : le salaire applicable est le plus élevé entre le % du SMIC et le salaire minimum conventionnel (SMC) de la branche. Source : Art. D6222-26 Code du travail.
Pour un apprenti qui commence son contrat avant ses 18 ans, la rémunération démarre à 27 % du SMIC en première année, soit 492,22 € bruts par mois. Elle progresse automatiquement à chaque nouvelle année d'exécution du contrat. Si l'apprenti fête ses 18 ans en cours de contrat, le taux applicable à sa tranche d'âge supérieure s'applique dès le premier jour du mois suivant son anniversaire.
C'est la tranche la plus courante en CFA. Le salaire démarre à 43 % du SMIC en première année (783,90 €) et monte à 67 % en troisième année (1 221,43 €). Cette tranche concerne les apprentis de 18 à 20 ans révolus.
Pour les apprentis de 21 à 25 ans, la rémunération est calculée sur le montant le plus élevé entre le pourcentage du SMIC légal et le salaire minimum conventionnel (SMC) applicable dans la branche. Les taux légaux sont : 53 % du SMIC en 1re année (966,21 €), 61 % en 2e année (1 112,05 €) et 78 % en 3e année (1 421,96 €). Dans de nombreuses branches, le SMC dépasse ces minima légaux : vérifiez systématiquement la convention collective de l'entreprise (code IDCC).
Depuis la réforme de 2018, les apprentis de 26 ans et plus perçoivent au moins 100 % du SMIC, soit 1 823,03 € bruts. Ils bénéficient de ce plancher quelle que soit l'année d'exécution du contrat. En pratique, leur rémunération dépend souvent directement de la convention collective, qui prévoit des niveaux supérieurs.
Le SMIC mensuel brut est calculé sur 151,67 heures (35 h/semaine × 52 semaines / 12 mois). Au taux horaire en vigueur depuis le 1er janvier 2026 de 12,02 €, cela donne 1 823,03 €.
Prenons un apprenti de 20 ans, en deuxième année de BTS dans un CFA. Son salaire minimum légal est de 51 % du SMIC, soit 929,75 €. Si la convention collective du secteur prévoit un taux de 55 % pour ce profil, alors le salaire applicable est 1 002,67 € (le montant conventionnel, plus favorable, prime sur le minimum légal).
C'est un des atouts majeurs du contrat d'apprentissage souvent mal connu : les apprentis bénéficient d'exonérations de cotisations salariales sur leur rémunération. Attention : ce plafond d'exonération a été abaissé depuis le 1er mars 2025. Il s'établit désormais à 50 % du SMIC (soit 911,52 € sur la base du SMIC 2026), contre 79 % auparavant. Cette réforme s'applique aux contrats conclus à partir du 1er mars 2025, ainsi qu'aux contrats antérieurs dont l'exécution débute à compter de cette date.
Concrètement : un apprenti de 20 ans en 2e année perçoit désormais 929,74 € bruts (51 % de 1 823,03 €). Son salaire dépasse le nouveau seuil d'exonération de 50 % du SMIC (911,52 €) d'environ 18 €. Cette fraction minime est soumise à cotisations, ce qui rend le net légèrement inférieur au brut mais reste très proche. Un salarié classique au SMIC touche pour sa part 1 443,11 € nets pour 1 823,03 € bruts.
C'est un des avantages fiscaux les plus mal connus du contrat d'apprentissage : la rémunération versée à un apprenti est exonérée d'impôt sur le revenu dans la limite du SMIC annuel. En 2026, ce plafond s'élève à 21 876,36 € bruts (1 823,03 € × 12 mois). En pratique, la grande majorité des apprentis ne paient aucun impôt sur le revenu lié à leur contrat. Source : article 81 bis du Code général des impôts.
Le plafond d'exonération suit automatiquement la revalorisation du SMIC. Au 1er janvier 2026, sur la base du SMIC mensuel brut de 1 823,03 €, le plafond annuel d'exonération atteint 21 876,36 €. Seule la fraction de rémunération qui dépasse ce seuil est imposable.
Concrètement : un apprenti de 20 ans en 2e année perçoit désormais 929,75 € bruts (51 % de 1 823,03 €). Son salaire dépasse le nouveau seuil d'exonération de 50 % du SMIC (911,52 €) d'environ 18 €. Cette fraction minime est soumise à cotisations, ce qui rend le net légèrement inférieur au brut mais reste très proche. Un salarié classique au SMIC touche pour sa part 1 443,11 € nets pour 1 823,03 € bruts.
C'est un des avantages fiscaux les plus mal connus du contrat d'apprentissage : la rémunération versée à un apprenti est exonérée d'impôt sur le revenu dans la limite du SMIC annuel. En 2026, ce plafond s'élève à 21 876,36 € bruts (1 823,03 € × 12 mois). En pratique, la grande majorité des apprentis ne paient aucun impôt sur le revenu lié à leur contrat. Source : article 81 bis du Code général des impôts.
Le plafond d'exonération suit automatiquement la revalorisation du SMIC. Au 1er janvier 2026, sur la base du SMIC mensuel brut de 1 823,03 €, le plafond annuel d'exonération atteint 21 876,36 €. Seule la fraction de rémunération qui dépasse ce seuil est imposable.
Conclusion : un apprenti n'atteint le seuil d'imposition que dans des cas très spécifiques (26 ans et plus, plein SMIC, sur une année complète, avec une rémunération conventionnelle ou des primes au-dessus du minimum légal).
Tant que l'apprenti a moins de 25 ans au 1er janvier de l'année d'imposition, il peut rester rattaché au foyer fiscal de ses parents. Dans ce cas, la rémunération exonérée n'a pas d'impact sur le revenu fiscal de référence du foyer parental, et le rattachement permet aux parents de continuer à bénéficier de la majoration de quotient familial. Au-delà de 25 ans, l'apprenti déclare lui-même ses revenus.
Sur la fraction exonérée, l'employeur applique un taux de prélèvement à la source (PAS) de 0 %, soit aucune retenue sur la fiche de paie au titre de l'impôt sur le revenu. Si la rémunération dépasse le SMIC annuel, le taux PAS de droit commun s'applique uniquement sur la fraction excédentaire.
Oui. Contrairement à une idée reçue tenace, les périodes d'apprentissage ouvrent bien des droits à la retraite, à la fois sur le régime général (CNAV) et sur le régime complémentaire (Agirc-Arrco). Le système a été refondu deux fois ces dernières années pour réduire les écarts avec les salariés classiques.
Avant le 1er janvier 2014, les apprentis validaient leurs trimestres sur une assiette forfaitaire très inférieure à leur rémunération réelle. Conséquence : un apprenti de 1ère année ne validait souvent que 1 ou 2 trimestres par an, avec un manque à gagner significatif sur la carrière.
Depuis 2014, la validation s'effectue sur la rémunération brute réelle. Pour valider un trimestre en 2026, il faut percevoir au moins 150 SMIC horaires, soit 150 × 12,02 € = 1 803 €. Pour valider les 4 trimestres d'une année complète, il faut atteindre 7 212 € bruts annuels (600 SMIC horaires).
* Depuis 2014, tous les apprentis valident 4 trimestres par an, quel que soit leur âge ou leur rémunération. Le mécanisme se déroule en deux étages : (1) les cotisations sur la rémunération réelle permettent de valider une partie des trimestres, et (2) lorsque la rémunération ne suffit pas (cas des moins de 18 ans en 1ère année), le Fonds de solidarité vieillesse (FSV) finance les trimestres manquants pour atteindre la durée totale du contrat (règle : 3 mois d'apprentissage = 1 trimestre garanti).
Précision importante : les trimestres « cotisés » (validés grâce à la rémunération réelle) sont pris en compte pour le dispositif de départ anticipé pour carrière longue. Les trimestres « complémentaires » financés par le FSV comptent pour la durée d'assurance mais ne sont pas, en principe, retenus pour la carrière longue (source : OPCO EP, circulaire CNAV 2016-41).
Depuis le 1er janvier 2019, les apprentis sont affiliés au régime de retraite complémentaire Agirc-Arrco au même titre que les autres salariés. Ils acquièrent des points retraite dès la signature du contrat, sur la base de leur rémunération brute. Les cotisations sont prises en charge par l'État sur la fraction exonérée, ce qui ne réduit pas le salaire net perçu par l'apprenti.
Pour un apprenti qui suit un cursus de 3 ans entre 18 et 21 ans, l'apprentissage permet de valider 12 trimestres avant l'entrée dans la vie active. Sur une carrière complète, c'est l'équivalent de 3 années comptabilisées pour la durée d'assurance vieillesse, soit un point non négligeable pour atteindre le taux plein.
Le SMIC fait l'objet d'une revalorisation automatique chaque 1er janvier. Au taux horaire de 12,02 € en vigueur depuis le 1er janvier 2026 (décret n° 2025-1228 du 17/12/2025), le SMIC mensuel brut s'établit à 1 823,03 €. Toute hausse du SMIC entraîne mécaniquement une hausse des salaires des apprentis. Vérifiez systématiquement le SMIC en vigueur au moment de la signature du contrat via le site service-public.fr.
Depuis le 1er mars 2025, le plafond d'exonération de cotisations salariales a été abaissé de 79 % à 50 % du SMIC. Cette modification impacte les apprentis dont la rémunération dépasse 911,52 € bruts, notamment ceux en 2e ou 3e année ou dans les tranches 21-25 ans et 26 ans et plus. Source : service-public.gouv.fr (mise à jour 13/02/2026).
En 2026, les conventions collectives jouent un rôle croissant : dans de nombreuses branches, les taux conventionnels dépassent les minima légaux. Pour les 21-25 ans, le salaire minimum conventionnel (SMC) s'applique automatiquement s'il est supérieur au % du SMIC légal. Vérifier la CCN de chaque entreprise (code IDCC) est indispensable.
Automatisez la gestion des contrats & facturation OPCO. Simple, rapide, conforme.
Réserver une démoLa revalorisation est automatique et s'applique le premier jour du mois civil suivant l'anniversaire de l'apprenti. L'employeur doit modifier la rémunération sur le bulletin de salaire correspondant. Cette règle s'applique au passage des 18 ans, 21 ans et 26 ans.
Non, sous conditions. La rémunération d'un apprenti est exonérée d'impôt sur le revenu dans la limite du montant annuel du SMIC (soit 21 876,36 € pour 2026 sur la base du SMIC à 1 823,03 €). Au-delà, la fraction dépassant ce plafond est imposable.
Oui, mais l'exonération joue toujours. Le salaire de l'apprenti est intégré à la déclaration du foyer parental dans la case « salaires - apprentis » pré-cochée, et exonéré dans la limite du SMIC annuel (21 876,36 € en 2026). Le rattachement n'a aucun impact sur l'avantage fiscal de l'apprenti.
Oui. Depuis le 1er janvier 2014, les périodes d'apprentissage valident des trimestres de retraite sur la base de la rémunération brute réelle, et non plus sur une assiette forfaitaire. Tout apprenti sous contrat valide 4 trimestres par an (règle : 3 mois = 1 trimestre garanti) : les cotisations sur la rémunération réelle financent une partie, le Fonds de solidarité vieillesse (FSV) complète le solde si nécessaire. Depuis le 1er janvier 2019, les apprentis cotisent également à la retraite complémentaire Agirc-Arrco sur leur salaire réel.
Sur la base des cotisations versées sur la rémunération réelle : 1 trimestre est validé pour 150 SMIC horaires perçus, soit 1 803 € bruts en 2026 ; 4 trimestres sont validés à partir de 7 212 € bruts annuels (600 SMIC horaires). En pratique, tous les apprentis valident 4 trimestres par an depuis 2014 : si la rémunération est insuffisante, le Fonds de solidarité vieillesse (FSV) finance les trimestres complémentaires (règle : 3 mois de contrat = 1 trimestre garanti). Source : OPCO EP, circulaire CNAV 2016-41.