L'API Convergence est la norme d'échange de données entre les logiciels des CFA et les systèmes d'information des 11 OPCO. Elle permet de transmettre les Cerfa, les pièces du dossier et les factures sans ressaisie. CFADock, le portail commun des OPCO, héberge sa documentation et ses outils.
L'API Convergence est née de la démarche de convergence des processus de gestion entre OPCO et CFA. Elle définit une norme commune pour que les systèmes d'information des deux côtés se parlent directement. Objectif : supprimer les ressaisies, les dépôts manuels sur onze portails différents et les envois de pièces par mail.
Concrètement, la norme couvre la transmission du Cerfa et des pièces constitutives du dossier, sous réserve que le CFA soit mandaté par l'entreprise, la convention de formation et les factures. Elle permet aussi de récupérer le numéro de dépôt du contrat par appairage, à partir du nom, du prénom, de la date de naissance de l'apprenti, du SIRET de l'entreprise et de la date de début.
Environ 40 % des CFA passent aujourd'hui par l'API pour transmettre leurs dossiers. Les autres continuent de déposer manuellement sur les portails des OPCO. (Source : Atlas, webinaire du 7 juillet 2026).
CFADock est le portail web commun des 11 OPCO, accessible sans compte. Il rend trois services distincts : identifier l'OPCO d'une entreprise à partir de son SIRET, consulter les niveaux de prise en charge (NPEC) des certifications, et héberger le portail développeur de l'API Convergence avec son kit de déploiement.
La confusion est fréquente : CFADock n'est pas l'API. C'est un site de consultation pour les équipes CFA et les entreprises, tandis que l'API est un canal technique entre logiciels. Le lien entre les deux est documentaire : la fiche inter-OPCO, la FAQ et l'état d'avancement de la norme sont publiés sur cfadock.fr.
Le Vademecum de l'apprentissage, document de référence commun aux OPCO, y est également rattaché. Il harmonise les règles de gestion entre opérateurs : financement, dépôt du contrat, facturation, avenants et ruptures, jusqu'au lexique partagé CFA-OPCO.
La norme couvre les flux sortants principaux du CFA vers l'OPCO. Mais tout ne passe pas par l'API : certains retours des OPCO, les courriers de décision et la gestion des écarts restent hors du canal. Le tableau ci-dessous résume la répartition.
Deux voies existent. La première, minoritaire : le service informatique du CFA développe lui-même le raccordement à partir du kit de déploiement publié sur le portail développeur. La seconde, très majoritaire : passer par un éditeur de logiciel de gestion déjà raccordé, qui intègre les flux dans son produit.
Dans les deux cas, le CFA doit générer une clé API pour chaque OPCO avec lequel il échange, depuis le portail de chaque opérateur. Cette clé authentifie le CFA et sécurise les flux. Un CFA multi-OPCO gère donc plusieurs clés, avec des dates d'expiration à surveiller.
L'API transmet les factures, elle ne vérifie pas ce qui revient. Les décisions de prise en charge, les rejets motivés et les différences entre montant facturé et montant réglé arrivent par d'autres canaux : courriers, notifications sur les portails, virements bancaires à rapprocher. Ce travail de contrôle reste entièrement à la charge du CFA.
Ce point aveugle explique une part importante des pertes silencieuses sur les encaissements OPCO. Le circuit complet de détection et de traitement des écarts est détaillé dans notre guide de la prise en charge OPCO, et les causes de rejet dans notre article sur la facturation OPCO.
Deux échéances vont faire évoluer les échanges CFA-OPCO. La première : une V2 de la norme, annoncée pour l'automne lors du webinaire Atlas du 7 juillet 2026, qui doit élargir les flux couverts. Aucun texte officiel ne la formalise encore, le calendrier reste indicatif.
La seconde est certaine : la réforme de la facturation électronique. Elle redessinera le circuit des factures entre CFA, entreprises et OPCO, en imposant des plateformes agréées et des formats structurés.
Pour un CFA, la bonne lecture est simple : l'API Convergence automatise l'envoi, pas le contrôle. Un logiciel raccordé à l'API qui vérifie aussi les dossiers avant transmission et rapproche les paiements des factures couvre le circuit de bout en bout. C'est ce que fait le module de facturation OPCO de Filiz.
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Réserver une démoC'est la norme d'échange de données issue de la démarche de convergence des processus de gestion entre OPCO et CFA. Elle définit un protocole commun qui relie les logiciels de gestion des CFA aux systèmes d'information des OPCO, pour transmettre les Cerfa, les pièces du dossier, la convention de formation et les factures sans ressaisie.
CFADock est un portail web accessible à tous : il sert à identifier l'OPCO d'une entreprise à partir de son SIRET et à consulter les niveaux de prise en charge. L'API Convergence est un canal technique réservé aux systèmes d'information. Le lien entre les deux : le portail développeur de l'API est hébergé sur cfadock.fr.
Techniquement oui, si son service informatique développe le raccordement à partir du kit de déploiement. En pratique, la quasi-totalité des CFA passent par leur éditeur de logiciel, qui a déjà réalisé l'intégration. Le CFA génère ensuite une clé API par OPCO sur le portail de chaque opérateur pour sécuriser les échanges.
La norme initiale couvrait le Cerfa, la convention de formation et les factures. La transmission des avenants et la modification de dossiers ont fait l'objet de développements ultérieurs, avec un déploiement variable selon les OPCO. Le réflexe : vérifier l'état d'implémentation de votre OPCO sur le portail développeur avant de vous appuyer sur un flux.
Non. L'API transmet les factures mais ne détecte pas les écarts entre le montant facturé et le montant réellement payé, ni ne lit les courriers de décision. Ces contrôles restent à la charge du CFA. C'est la principale source d'écarts non détectés sur les encaissements OPCO.