Les règles encadrant les stages en entreprise évoluent chaque année. Pour 2024, plusieurs actualités importantes concernent la gratification minimale, les durées maximales et les obligations des entreprises et des établissements d'enseignement. Faire le point sur ces changements est indispensable pour toute organisation qui accueille des stagiaires.
La gratification minimale obligatoire pour les stages de plus de deux mois consécutifs est indexée sur le plafond de la Sécurité sociale. Pour 2024, le montant horaire de la gratification minimale est de 4,35 euros, soit 15 % du plafond horaire de la Sécurité sociale. Ce montant s'applique à tous les stagiaires relevant d'une convention de stage signée par l'établissement, l'entreprise et le stagiaire.
La gratification de stage bénéficie d'une exonération de cotisations sociales dans la limite du plancher légal. Au-delà de ce seuil, les sommes versées sont soumises aux cotisations habituelles. Cette exonération représente un avantage significatif pour les entreprises qui accueillent des stagiaires.
Un stage ne peut excéder six mois par année d'enseignement dans une même entreprise. Cette règle vise à éviter que les stages ne se substituent à de véritables emplois. En cas de renouvellement ou de succession de stages dans la même entreprise, des règles strictes s'appliquent pour éviter le contournement de cette limite.
La convention de stage doit obligatoirement mentionner : les missions confiées au stagiaire, le nom du tuteur, la durée, les modalités de versement de la gratification et les congés éventuels. Toute convention incomplète expose l'entreprise à des sanctions en cas de contrôle de l'inspection du travail.
Les stagiaires bénéficient d'un accès aux avantages collectifs de l'entreprise (tickets-restaurant, remboursement des transports) au prorata de leur durée de présence. Ils doivent être accueillis dans des conditions garantissant leur santé et leur sécurité. Le stage doit s'inscrire dans le cadre d'un projet pédagogique défini avec l'établissement d'enseignement.
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Le non-versement de la gratification, le dépassement des durées légales ou l'absence de convention régulière exposent l'entreprise à des sanctions administratives et financières. L'inspection du travail peut requalifier un stage en contrat de travail si les conditions légales ne sont pas respectées, avec toutes les conséquences sociales et fiscales qui en découlent.
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Réserver une démo →Non, la gratification est obligatoire uniquement pour les stages d'une durée supérieure à deux mois consécutifs ou non consécutifs dans la même entreprise au cours d'une même année scolaire ou universitaire. En dessous de ce seuil, le versement d'une gratification reste facultatif mais possible.
Le stagiaire est couvert par la responsabilité civile de l'établissement d'enseignement et/ou de l'entreprise. Il bénéficie également de la protection contre les accidents du travail, à condition que la convention de stage soit régulièrement établie. L'entreprise doit déclarer tout accident survenu au cours du stage.
Non, les stagiaires ne sont pas comptabilisés dans les effectifs de l'entreprise, ni dans le calcul des seuils sociaux. Ils ne bénéficient pas non plus des droits liés au statut de salarié, sauf exceptions prévues par accord collectif ou convention de branche.